Suivez l’Etoile vers le Chili

vendredi 9 décembre 2011

Après le succès de la soirée Australie, en octobre dernier, la commission culturelle de l’Etoile vous propose, le vendredi 9 décembre, un voyage au Chili, autour du roman de Luis Sepulveda, "Le vieux qui lisait des romans d’amour", et de photos rapportées d’Amérique du Sud par plusieurs membres de l’association.

Le Vieux qui lisait des romans d’amour (Un viejo que leía novelas de amor) est un roman chilien de Luis Sepúlveda, publié originellement en espagnol en 1992 et traduit la même année par François Maspero pour les Éditions Métailié.

Résumé du roman

Lorsque les habitants d’El Idilio, petite ville d’Amazonie, découvrent dans une pirogue le cadavre d’un homme blond assassiné, ils n’hésitent pas à accuser les Indiens (les Shuars) de meurtre. Le maire, surnommé la "limace", est l’un des plus virulents accusateurs. Seul Antonio José Bolivar, un vieil homme, déchiffre dans l’étrange blessure la marque d’un félin.

L’auteur évoque ensuite la vie d’Antonio José Bolivar Proano. À 13 ans, il se marie avec Dolores Encarnacion del Santisimo Sacramento Estupinan Otavalo. Ils partent en Amazonie. Dolores y meurt de la malaria.

Antonio devient ensuite l’ami des Shuars. Ils vivent paisiblement jusqu’à ce que des blancs investissent la forêt. Ils tuent deux Shuars pour voler l’or qui se trouve dans la forêt. Antonio défend les Shuars. Après cet incident, Antonio part pour El Dorado. Il va y acheter des romans d’amour .

Un matin de pluie, on entend des cris. Un deuxième homme est victime de la folie du tigre. Quelque temps après , le maire d’El Idilio organise une expédition dans le but de tuer cet animal. Le maire, mort de peur, demande à Antonio de finir de traquer le tigre tout seul et de le tuer. Antonio accepte. Il traque la bête pendant plusieurs heures et arrive dans une clairière où il voit le mâle à l’agonie. Antonio comprend qu’il doit l’achever.

Une fois le mâle mort , il se réfugie sous une vieille pirogue. Au bout de quelques heures, il en sort, s’accroupit dans le sable et, à ce moment là, il voit la femelle qui court vers lui. Alors, il tire deux coups de chevrotine et tue la bête. Il pleure, et met l’animal dans le fleuve Amazone. Il jette son fusil, et se dirige vers sa cabane. Ayant honte de son acte de cruauté, et pris par la mélancolie, il repart lire ses romans d’amour pour oublier la "barbarie des hommes".

Sepulveda :

Luis Sepúlveda est un écrivain chilien né le 4 octobre 1949 à Ovalle. Son premier roman, Le Vieux qui lisait des romans d’amour, traduit en trente-cinq langues et adapté au grand écran en 2001, lui a apporté une renommée internationale. Son œuvre, fortement marquée par l’engagement politique et écologique ainsi que par la répression des dictatures des années 70, mêle le goût du voyage et son intérêt pour les peuples premiers.

Étudiant, Sepulveda est emprisonné par le régime du général Augusto Pinochet et séjourne deux ans et demi à Temuco, prison pour opposants politiques : « A la fin d’un procès sommaire du tribunal militaire, en temps de guerre, à Temuco en février 1975, au terme duquel je fus accusé de trahison de la patrie, conspiration subversive, et appartenance aux groupes armés, entre autres délits, mon avocat commis d’office (un lieutenant de l’armée chilienne) est sorti de la salle - nous sommes restés dans une salle à côté - et, euphorique, m’a annoncé que ça s’était bien passé pour moi : j’avais échappé à la peine capitale et j’étais condamné seulement à vingt-huit ans de prison. »

En 1977, grâce à l’intervention d’Amnesty International, Luis Sepúlveda est libéré. Sa peine de vingt-huit ans de détention est commuée en huit années d’exil en Suède. En fait, le jeune homme va voyager et sillonner l’Amérique du Sud. Il séjourne en Équateur, où il fonde une troupe de théâtre dans le cadre de l’Alliance française ; puis au Pérou, en Colombie et au Nicaragua. En 1978, il partage pendant un an la vie des indiens shuars dans le cadre d’un programme d’étude pour l’UNESCO afin d’étudier l’impact de la colonisation sur ce peuple. Au Nicaragua, il s’engage dans la lutte armée aux côtés des sandinistes (il intègre en 1979 la Brigade Internationale Simón Bolívar). Après la victoire de la révolution, il travaille comme reporter.

À partir de 1982, Luis Sepúlveda s’installe en Europe, d’abord à Hambourg en Allemagne et y travaille comme journaliste, voyageant souvent en Amérique latine et en Afrique. Il travaille avec Greenpeace de 1982 à 1987 sur l’un de ses bateaux. Il est coordinateur entre différentes sections de l’organisation. L’écrivain s’établit ensuite dans les Asturies, dans le nord de l’Espagne. Il milite à la Fédération internationale des droits de l’homme.

Pour en savoir plus sur le Chili : http://fr.wikipedia.org/wiki/Chili

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  • Suivez l'Etoile vers le Chili
    : vendredi 9 décembre 2011 à 20h30 Salle des Annels, premier étage

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